Annales Concours Infirmier : LA PREPA CONCOURS SANTE

Sujet épreuve de culture générale

Toulouse, mars 2008

Q1

Autant d’illettrisme en ville qu’a la campagne

Il y aurait en France 3,1 millions de personnes en situation d’illettrisme. Elles ont été scolarisées mais ne maîtrisent pas la lecture, l’écriture ou le calcul. Une réalité qui ont touché également les zones faiblement peuplées et les grandes villes [.] La notion d’illettrisme évolue La société bouge, les savoirs de base nécessaires a l’insertion changement également. Autour du noyau traditionnel, qui regroupe les compétences linguistiques, mathématiques et cognitives, la pression sur d’autres compétences s’accélere avec les évolutions de la société : savoir se servir d’un ordinateur, utiliser une langue étrangere, développer des capacités de collaboration e de coopération. C’est pour cette raison que l’ANLCIL * insiste sur la formation et la mobilisation des parents pour prévenir de l’illettrisme des l’enfance. Elle milite également pour le partage d’une définition commune des savois de base qui détermine la natre des actions a metre en ouvre. Elle parle d’un , une base et un levier pour engager les personnes en situation d’illettrisme dans un processus dynamique d’apprentissage [.] La référence reste fondamentalement la capacité a s’intégrer dans son environnement quel qu’il soit. * ANLCIL : Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme Lien social n° 838, 26 avril 2007   Reformuler trois idées principales du texte. 10 lignes

Q2

Premiere certitude : depuis un siecle, la Terre se réchauffe. Deuxieme certitude : dans le meme temps, les taux de gaz a effet de serre (GES) ont augmenté dans l’atmosphere. Troisieme certitude : cette augmentation a coincidé avec le développement d’activités humaines (industrie, agriculture, transports.) génératrices de GES. Il ne fait donc pratiquement plus aucun doute aujourd’hui que l’homme joue un rôle essentiel dans le réchauffement de la planete. Meme si ce réchauffement s’inscrit dans une évolution naturelle du climat, les activités humaines ne peuvent que l’amplifier. Ce qui, selon certains scénarios d’experts, pourrait avoir des conséquences désastreuses. D’ou l’urgence planétaire d’adopter, au nom du principe de précaution, des mesures concretes pour diminuer les émissions de GES. Quatrieme certitude : pour que ces mesures soient réellement efficaces, nous devrons accepter un bouleversement de nos modes de vie, voire une remise en cause de nos modeles de développement économique. Isabelle Bousquet et Alain Labouze   Expliquer la phrase soulignée a l’aide des éléments du texte et de vos connaissances. 15 lignes

 

Q3

13-24 ans : portrait de la Net-génération

Télévision allumée, Basile, 15 ans, écoute de la musique en surfant sur Internet, tout en envoyant un texto a sa copine. Blogs, chats, messageries instantanées et autres jeux vidéo, les – nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) sont omniprésentes dans le monde des jeunes. On pourrait même croire que ces générations sont nées pré-équipées des circuits neuronaux destinés a leur maniement, a en juger par l’aisance avec laquelle ils entrent dans ces univers des le plus jeune âge. Non sans énerver les plus anciens qui doivent parfois fournir quelques efforts pour être a la hauteur ! Mais, comme le remarque Sylvie Octobre, chercheuse au ministère de la Culture, le phénomène est assez récent. Et ce que l’on en sait relève davantage de discours critiques que d’analyses véritablement étayées. Il y a d’un côté les, les enthousiastes, pour qui Internet ou les téléphones mobiles seraient de véritables, des révélateurs d’une société de l’individu ou, de l’autre côté, les pourfendeurs des TIC agitent la menace du, l’apparition de leaders d’opinion échappant a tout contrôle (via les blogs) et l’anéantissement de la culture derrière des écrans vides de sens. Martine Fournier   Pour ou contre l’utilisation des Technologies de l’Information et de la Communication ? Développer trois arguments pour expliquer votre choix. 15 lignes.

 

Q4

La lutte pour l’égalité des sexes conjugue 2 logiques d’action : un combat contre les discriminations et une bataille sur les mots [..je passe..]. En attestent aussi les inégalités de sexe qui continuent de miner les sociétés occidentales. De fait, chaque avancée provoque fatalement un contre-discours apocalyptique ou la revendication d’égalité entre les sexes se trouve dépeinte en fantasme de nivellement : accorder aux femmes les mêmes droits qu’aux hommes, n’est-ce pas abolir la polarité masculin/féminin, donc déstabiliser l’ordre symbolique tout entier ? Sans cesse remis au gout du jour, ce soupçon pèse sur le mouvement féministe depuis ses origines. J. Birnbaum, le Monde, 9 mars 2007   A partir de la situation décrite, développer deux autres exemples ou l’acquisition de nouveaux droits engendre de fortes oppositions. 10 lignes.

 

Q5

Selon Philippe Jeammet, professeur a Paris V et président de l’Ecole des parents. Il n’est pas nécessaire, poursuit-il, qu’il y ait des conflits aigus et violents pour qu’un adolescent fasse son travail d’autonomisation vis-à-vis de ses parents, qui n’est pas forcément synonyme d’arrachement >.[.], les 15-19 ans seraient plus épanouis qu’autrefois : >Ils ont une aisance, une assurance, une ouverture d’esprit, une absence d’inhibition qu’on n’avait pas a notre génération ! >, reconnaît Philippe Jeammet, la soixantaine active. Cette aisance du plus grand nombre va en revanche, soulignent les psychiatres, accentuer le contraste avec la minorité qui va mal, dont les comportements vont devenir plus expressifs et voyants. Et pourtant, ce sont ces comportements extremes que les adultes ont tendance a mettre en avant. déplore Delphine N’Guyen, secrétaire nationale du Conseil National de la Jeunesse (CNJ). C. LEGRAND   A l’aide de vos connaissances, développer trois caractéristiques du phénomene suicidaire a l’adolescence, en France. 15 lignes.

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Sujet épreuve de culture générale

IFSI de Savoie, 2011

 

Étude d’un texte relatif à l’actualité dans le domaine sanitaire et social

« L’épreuve écrite comporte l’étude d’un texte comprenant 3000 à 6000 signes, relatif à l’actualité dans le domaine sanitaire et social. Le texte est suivi de trois questions permettant au candidat de présenter le sujet et les principaux éléments du contenu, de situer la problématique dans le contexte, d’en commenter les éléments notamment chiffrés, et de donner un avis argumenté sur le sujet. Cette épreuve permet d’évaluer les capacités de compréhension, d’analyse, de synthèse, d’argumentation et d’écriture des candidats. »

Article 15 de l’arrêté du 31 juillet 2009 relatif au diplôme d’Etat d’infirmier (extrait)

Cette épreuve d’une durée de deux heures est notée sur 20 points :

18 points attribués aux questions,
2 points réservés à l’orthographe, à la syntaxe et au respect des consignes pour l’ensemble de l’épreuve.

Pour être admissible, vous devez obtenir une note au moins égale à 10 sur 20.

Une note inférieure à 8 sur 20 à cette épreuve est éliminatoire.

Instructions générales

Vérifiez que votre sujet est complet : 3 pages y compris celle de garde,
Vous devez répondre dans l’ordre des questions,
Vous devez utiliser un stylo d’une même couleur (bleu ou noir) pour l’ensemble de la copie,
Vous ne devez pas recopier la question mais seulement indiquer son numéro,
Les réponses doivent être rédigées,
Les copies étant anonymes, vous ne devez pas joindre votre brouillon à la copie.

Le Premier ministre François Fillon a attribué mardi 23 novembre le label de Grande Cause nationale pour 2011 au collectif d’associations « Pas de solitude dans une France fraternelle « constitué autour de la Société de Saint-Vincent-de-Paul. La canicule de 2003 avait révélé au grand jour la solitude dans laquelle se trouvaient des milliers de personnes âgées, décédées du fait de cet isolement. Aujourd’hui, une étude réalisée par la Fondation de France témoigne de ce mal profond qui touche toute la société. Souffrir de la solitude, c’est quand on ne manque à personne, c’est avoir la sensation de disparaître aux yeux du monde. Cela touche des personnes de tous les âges et de toutes les catégories sociales. L’étude de la Fondation de France pour la première fois apporte des chiffres concrets sur l’étendue du phénomène.

Étude de la Fondation de France

Cette étude pionnière sur le sujet a été réalisée auprès de 4000 personnes âgées de 18 ans et plus selon la méthode  de quotas (âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, territoire). Les données de l’enquête de la Fondation de France publiée en juillet 2010 font frémir.4 millions de personnes en France souffriraient de solitude, soit 9% de la population nationale. Pas de liens amicaux, familiaux ni amoureux, ni de relations de voisinage. 11% des Français se considèrent comme « seuls ». 1 Français sur 10 a moins de 3 conversations personnelles par an.

La solitude ne doit pas être ressentie comme un mal bénin. 5% des Français en souffrent véritablement, du fait d’une impossibilité de communiquer, de tisser des liens avec autrui, de partager des émotions. En conséquent, les personnes seules éprouvent en plus souvent le sentiment d’inutilité, de culpabilité, de détresse, de dégoût de soi, ce qui débouchera parfois par des pulsions suicidaires. 2 millions de personnes ressentent la solitude comme une souffrance aigue. La difficulté est de sortir de cette situation d’isolement. Ainsi, 80% des personnes isolées le sont depuis longtemps. L’engrenage est tel que ces personnes ont du mal à se projeter, à s’en sortir. Et plus le temps passe, plus cela devient compliqué.

Une solitude qui touche tous les âges

Il serait faux de considérer la solitude comme un mal qui touche uniquement les personnes âgées. S’il est vrai que les personnes de plus de 75 ans répondent à hauteur de 16% être en état de solitude, les plus jeunes aussi ne sont pas épargnés désormais.

9% de la population âgée de 40 à 49 ans se trouve en état d’isolement objectif, c’est-à-dire sans aucun lien social (familial, amoureux, amical, professionnel). Parmi les 4 millions de Français qui ressentent la solitude, 1 million a moins de 50 ans et 2 millions moins de 60 ans. Il s’agit là de données tout à fait préoccupantes, puisque les seniors arriveraient mieux à faire le deuil de leur vie sociale. Pour ce qui est des 40-60 ans, la solitude s’accompagne souvent d’une grande détresse. Odile de Laurence, responsable de l’Observatoire de la Fondation de France, tire la sonnette d’alarme : « La grande majorité de ces personnes a perdu contact avec son entourage suite à une rupture familiale ou à la perte de son travail, pour la plupart il y a déjà plusieurs années. Et beaucoup vivent dans la précarité. Cet isolement touche autant les citadins que les ruraux, et cela dès l’âge de 40 ans. Quand ces résultats sont sortis, nous avons pris un coup de massue sur la tête. Il faut absolument réagir. »

Une perte des liens sociaux à tous les niveaux

19% des Français n’ont pas de relations amicales régulières, c’est-à-dire qu’ils ne sont amenés à rencontrer leurs amis ou à échanger avec eux à distance, que deux à trois fois par an. 9% des Français déclarent n’avoir aucun ami.

Les liens familiaux aussi se réduisent. 33% des Français ne rencontrent pas les membres de leur famille au-delà de quelque fois dans l’année. Les liens professionnels sont difficiles à tisser : 20% des Français estiment qu’il ne leur est pas possible de développer une relation amicale au travail, c’est-à-dire que dans le cadre de leur travail, il ne leur arrive jamais de d’aborder d’autres sujets que le travail. 1 Français sur 2 n’entretient aucune relation de voisinage. Pour 56% des Français, l’isolement objectif est associé à une rupture familiale (divorce, décès du conjoint, départ des enfants). Ensuite, la perte d’emploi, un déménagement, un changement dans la vie professionnelle affecte aussi profondément le réseau social. 14 % des personnes associent leur isolement à la perte de leur emploi.

Une inégalité face à l’isolement

Les personnes ayant un revenu faible sont plus facilement touchées par la situation d’isolement. Les personnes dont le revenu est inférieur à 1000 euros ont 4 fois plus de chances d’être en situation d’isolement objectif. Il a été établi, grâce à l’enquête, que la corrélation entre pauvreté et isolement est forte, de même qu’entre capital social et capital économique.

Les catégories les plus touchées par l’isolement et la solitude sont les personnes âgées seules et dépendantes, les foyers monoparentaux précaires suite au départ des enfants, les couples « repliés » qui n’ont pas développé de liens autres que celui du conjoint, les personnes malades, les personnes en situation de handicap, les travailleurs pauvres et les travailleurs indépendants.

Un fait important que l’enquête souligne est la très faible disparité du point de vue géographique. Les personnes se sentent aussi seules en ville qu’en campagne.

Si l’isolement objectif se définit comme une absence de contact social réelle, 11% de la population français se dit en état d’isolement bien que disposant d’importants liens sociaux. Bien des Français peuvent avoir un travail, des amis, un partenaire de vie et se sentir seuls pour autant. La plupart d’entre eux s’accorderont à dire qu’il s’agit là d’un phénomène en aggravation. Il apparaît évident que le phénomène de solitude semble bien plus étendu qu’il n’en paraît.

Une réaction des autorités semblait opportune face à ce mal contemporain. Ainsi, la lutte contre la solitude a obtenu le label Grande cause nationale 2011.

Publication Internet Décembre 2010

Question n°1 – 3 points

Reformuler le thème du texte en une phrase.

Question n°2 – 6 points

Relever les principales caractéristiques de la solitude évoquées dans le texte. Votre réponse doit être rédigée.

Question n°3 – 9 points

Comment pouvez-vous expliquer l’aggravation de cet état de solitude ? Argumenter.

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Sujet épreuve de culture générale

IFSI Saint Egreve (38), 2011

Les « enfants sauvages » font partie de notre mythologie. On les imagine abandonnés au fond d’une lointaine forêt, ayant réussi à survivre seuls, ou parfois accompagnés de loups ou de singes. Mais les enfants sauvages existent-ils réellement ? Le plus célèbre d’entre eux fut Victor de l’Aveyron. La nouvelle de sa capture en 1800 avait mis en émoi toute l’Europe. On en a tiré des histoires, des films et des essais. Tout laisse à penser aujourd’hui que Victor était un « autiste » comme on dirait aujourd’hui. Il fut sans doute abandonné par ses parents et a erré quelque temps avant d’être recueilli. Ses signes de « sauvagerie » (repli sur soi, absence de langage, crises de colère, arriération mentale) indiquent qu’il n’était nullement un enfant élevé seul dans la nature. Comme l’avait déjà supposé Philippe Pinel, Victor souffrait d’un grave trouble psychiatrique qui l’avait exclu de la société.

Le plus célèbre cas « d’enfants-loups » remonte aux années 1920. Il s’agit de Kamala et Amala, deux petites soeurs trouvées dans une tanière et recueillies par le révérend Singh. Il a fallu attendre 2007 pour découvrir qu’il s’agissait en fait d’une énorme supercherie. Aucun des cas probables d’enfants sauvages n’a pu être confirmé. Il s’agit d’une mythologie moderne que les sciences humaines ont complaisamment admise parce qu’elle semblait confirmer l’une de ses idées fondatrices : les humains n’ont pas de nature et seule la culture modèle leur conduite.

Les enfants-placards

Si les enfants-loups sont des mythes, il existe pourtant de vrais enfants sauvages. Ils vivent seuls, enfermés dans une pièce par des parents bourreaux : ce sont les « enfants-placards ». Ce fut le cas de Genie, petite martyre retrouvée à l’âge de treize ans, qui vivait depuis l’âge de deux ans dans une chambre. Ce fut le cas de ces milliers d’enfants roumains qui ont croupi dans des orphelinats insalubres, avec pour seul horizon les barreaux de leur lit.

Ces enfants souffrent d’un mal que le psychologue René Spitz avait appelé « l’hospitalisme ». Privés de contacts,  ’échanges, de caresses, de regards, de mots, de sourires, ces enfants subissent de graves troubles de développement à la fois intellectuels, affectifs et physiques. Ces enfants martyrs nous apprennent une chose essentielle sur les humains. Elevé hors de tout échange avec ses semblables, l’enfant ne révèle pas une « nature humaine » à l’état vierge. Il subit de graves séquelles qui en font un être mutilé. Il en va de même pour tous les mammifères sociaux : la chaleur des contacts est une condition essentielle de leur développement.

Faut-il en conclure pour autant que c’est la société – socialisation, éducation, culture – qui « fabrique » l’être humain ? Ce n’est pas ce que nous enseignent ces autres enfants sauvages que sont les autistes.

Les autistes

Les autistes souffrent de graves déficits dans la communication, le langage et l’adaptation sociale. Ils vivent repliés sur eux-mêmes, comme enfermés dans leur bulle. Les causes de ce trouble n’ont pas encore été élucidées. Une chose est certaine : très tôt dans leur développement s’est déréglé un dispositif neuropsychologique qui affecte profondément la relation à autrui.

Pour tenter de soigner l’autisme, de nombreuses méthodes ont été expérimentées. Certaines reposent sur une stimulation intensive. Des équipes se relaient plusieurs fois par jours, parfois sept jours sur sept pour tenter de les éduquer et les socialiser. Les défenseurs de ces méthodes – fortement discutées – se prévalent de réels progrès. Mais une chose est sûre : même ses promoteurs ne prétendent pas guérir les autistes.

Les contacts sociaux, même répétés de façon intensive, ne suffisent pas pour fabriquer « un humain normal » si un dispositif neurodéveloppemental a été altéré au départ. Toute l’attention bienveillante des éducateurs et tout l’amour des parents auront le plus grand mal à tracer leur chemin dans des circuits neurologiques défectueux. Si le cerveau n’est pas équipé correctement pour capter les informations, les mots, les regards, les caresses qui s’adressent à lui, même une sollicitation intensive ne parviendra pas à combler totalement ce déficit.

D’un côté, les enfants-placards, qui ne se développent pas en l’absence de contacts sociaux, nous suggèrent que la société est indispensable pour fabriquer des humains ; de l’autre côté, les enfants autistes, bien que surstimulés, ne parviennent pas à se développer normalement. La société est donc une condition nécessaire mais non suffisante pour fabriquer un humain. Il faut aussi que le cerveau soit capable d’aller puiser dans son environnement les éléments nutritifs dont il a besoin pour s’épanouir. Tout cela suggère l’existence d’un processus de coproduction entre le cerveau et son milieu. Elle pourrait être le produit d’une coévolution comme on en trouve fréquemment dans la nature.

Prenons un exemple simple : celui d’une plante. Tout végétal – une rose, un saule pleureur ou une fougère – a besoin de lumière pour croître. C’est grâce aux photons de lumière que s’effectue la photosynthèse qui permet la construction du végétal.

Ses feuilles vertes ne sont rien d’autres que des capteurs de lumière qui se déploient dans l’air à la recherche de photons lumineux. Si la lumière vient à manquer, alors la plante va dépérir et subir de graves dommages. Ce n’est pas le soleil qui fabrique la plante, mais il est un ingrédient essentiel à son développement. Il faut également que la graine fécondée possède en elle un « plan de développement » qui la pousse à aller chercher dans son environnement les éléments dont elle a besoin pour croître : les racines vont chercher l’eau, les feuilles la lumière.

Le développement du cerveau semble guidé par un processus équivalent. Le cerveau humain doit déployer ses capteurs pour aller chercher dans l’environnement social les éléments dont il a besoin pour survivre. Pour cela, le bébé est équipé de tout un arsenal d’émotions sociales (attachement, empathie) et de modules cognitifs tournés vers
la connaissance d’autrui (reconnaissance des visages, détection des intentions). Toutes ces motivations et aptitudes humaines ont fait l’objet de très nombreuses études ces dernières années.

Si l’environnement vient à manquer, de graves perturbations se produisent : c’est l’enfant-placard. Inversement, si un dispositif de capture des informations sociales est défaillant, la socialisation ne peut se faire. C’est l’enfant autiste.
Le cerveau et son milieu interagissent dans un processus de construction réciproque. Voilà la leçon des enfants sauvages.

Question n°1 Résumez le texte en une dizaine de lignes. Question n°2 Selon vous, la « stimulation intensive » des enfants autistes est-elle une bonne méthode ? Question n°3 La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées renforce les actions en faveur de la colarisation des élèves handicapés. Elle affirme le droit pour chacun à une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile. A la lumière du texte et de vos connaissances, indiquez si c’est aux enfants handicapés de s’adapter à l’école ou si c’est à l’école de s’adapter aux handicaps de chacun.

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